
La Coopérative de Mai vibre aux couleurs du Blufunk le 3 Novembre 2008
Après la prestation de l’artiste Krystle Warren, on sentait bien que le public était venu pour voir l’artiste Keziah Jones. Le musicien est arrivé sur scène sous les applaudissements des spectateurs. Bonnet africain, lunettes noires & costume tendance : Keziah Jones a vraiment la classe. On dirait un de ses modèles de magazine de mode pour de grandes marques. A la seule différence qu’il possède un réel talent. Ses 2 acolytes sont vêtus de casquette, chemise blanche et cravate noire pour ne pas perturber le rayonnement de la star.
Keziah Jones – Blufunk is a fact
Le show a bien duré 1h45 durant lequel l’artiste n’a pas connu de temps mort. Il a interprété ces meilleurs classiques ainsi que quelques chansons de son nouvel album « Nigerian Wood« . Il était accompagné d’un nouveau Line up en tout cas différent du concert en DVD de l’Elysée Montmartre de 2004. Son bassiste possède un son puissant à la métrique imparable accompagnant parfaitement la guitare claquante de Keziah. Le jeu du batteur est peut être celui qui m’a le plus surpris : mélange subtil d’attaque Rock et de rythmes nu-jazz (bien « Funky Fresh » comme je les aime!).
L’histoire d’un instant l’ambassadeur du Nigeria nous a emmené dans son univers riche en couleurs et en rythme. Il ne manque pas de grâce, ses mouvement sont amples et plein d’assurance. Y’a pas à dire, Keziah Jones c’est la classe! Il sait même faire vibrer son publique en se servant de sa guitare sèche comme un djembe, où encore en faisant des accords avec une basse. L’artiste toujours concentré sait aussi se lâcher. Notamment lors de sa chanson « Pass the joint » (ne chercher pas dans sa discographie c’est une exclusivité de concert!). Malheureusement personne n’a pu lui « passer le joint » car depuis la nouvelle loi Evin, il est interdit de fumer dans les lieux publiques et à plus forte raison de fumer des joints… Mais c’est pas grave, l’artiste n’a pas pour autant continuer son set avec moins d’intérêt. Seul un problème de guitare est venu contrarié la soirée à 2 reprises. L’artiste a même jeter sa guitare au sol mais décida tout de même de continuer au chant (ce qui n’enleva aucun charme à la chanson « Ryhtm is Love« ). Pour montrer qu’il n’était pas rancunier, il est quand même revenu faire un rappel au plus grand plaisir des spectateur.

Après le concert, Keziah avait donner rendez-vous au public dans le Hall d’entrée . Mais seule une poignée de privilégiés dont je faisais parti ont pu l’approcher. Je lui ai même serrer la main. Y’a pas à dire, Keziah Jones c’est vraiment la classe!
Tags: clermont ferrand, critique, keziah jones, Musique





