
Fini d’enfoncer les portes du Hip Hop français!
Booba, de son vrai nom Elie Yaffa, a bien compris que la nouvelle tendance est de produire des musiques à moindre coût. Rythme pauvre, rimes limitées pour une rentabilité maximale.
Passant du rang d’artiste à celui de PDG, il s’investit maintenant d’avantage dans le marketing de son produit ( cad lui-même) que dans la musique. « Si ton polo c’est pas du UNKUT, negro ne le met pas » Booba se sert de ses propres chansons pour promouvoir la pub de sa marque de fringue. C’est en quelques sortes le Sarkozy du rap. Il n’a pas peur de pratiquer les méthodes ultra-libérales des américains dans une seule optique: faire toujours plus de fric ou « du biff » comme il aime le dire…
Le Rap Business selon BOOBA…
Booba a toujours été un artiste hors-norme. Il aime cultiver sa différence, en se positionnant avec un style plus proche du rap américain par exemple. Il a longtemps été dans la subversion. Maintenant il ne joue qu’avec les clichés: les banlieux, les « biatch », le biff, les flics, la drogue, les armes, les bollos… se parodiant lui-même à chaque nouveau morceau. A cela, ajouté un petit clash l’air de rien « NTM, Sollar, IAM c’est de l’antiquité!« et le buzz servira de marketing viral gratuit!… c’est très bon pour les affaires tout ça…
J’aimerais savoir si il a compris que ces clichés étaient un fond de commerce rentable ou bien, si il y croit intimement?… Ça me parait difficile à croire car Booba est un fin stratège et qu’il est surtout multimillionnaire en Euros! En voulant imiter le modèle économique de l’industrie du rap américain, comme le Crunk (déposé par Lil john), on peut s’attendre à ce que Booba sorte bientôt sa marque de soda!






